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J'AIME LES PATATES

J’aime les patates – projet artistique et scientifique.

Au départ, le thème « Casse-croûte » m’interpellait autant qu’une poutine figée. N’empêche, c’est le genre de défi qui m’amuse beaucoup. Je m’imaginais, dès l’ouverture de la cantine, faire un diner festif entre amis afin d’y recueillir matières et inspiration pour faire une oeuvre picturale à partir de ma récolte.

 

Étant donné les conditions climatiques défavorables en ce début de mai 2019, je n’ai réussi à convaincre personne d’aller fêter le printemps à la cantine avec moi. Mon enthousiasme refroidi, j’ai bien failli laisser tomber le projet, car en plus, je n’aime pas le fast food !

 

Mais je n’abandonne pas facilement. C’est donc en solitaire que j’irais à la cantine chercher une petite frite pour emporter afin, non pas de la manger, mais d’en décortiquer le contenu. Non.  J’irais dans deux cantines et ferais une étude comparative! J’étudierais la « p’tite frite » pour en percer les mystères !!  Je recueillerais non seulement du matériel, mais des données expérimentales pour m’inspirer dans ma création.

 

Voilà, c’était reparti. Ma curiosité scientifique a remis de l’énergie dans le système. C’est en suivant cette piste avec une attitude performative (d’ouverture et d’accueil à ce qui émerge), que l’œuvre s’est créée, presque à mon insu.

 

Après le dénombrement méthodique des frites, j’ai été fortement saisie par l’image que j’avais sous les yeux. L’œuvre était là. La « p’tite frite » déployée en son écriture poétique et mystérieuse. J’ai capté l’instant du mieux que j’ai pu avec mon Iphone 5s, je le présente sans filtre ni retouches, tel que vécu.

 

À travers cette expérience, j’ai compris à quel point j’aimais les patates. J’aime les patates. Vraiment. C’est une sorte d’amour inconditionnel relié à mon instinct de nourrir et prendre soin. J’aime les patates au point de toujours vouloir approfondir la connaissance que j’en ai.

 

« J’aime les patates » est en somme une œuvre éphémère apparue au coeur d’une démarche performative sous-tendue par une approche scientifique. Elle s’accompagne du document « Une petite frite, deux cantines, étude comparative », qui renferme les détails de l’analyse réalisée.

 

«L’art et la science ont en commun de questionner le monde en rendant visible l’invisible ». 

Jean-Philippe Uzan, astrophysicien.

 

 

Caroline Noël

Juin 2019